« Dans un monde que la rationalité façonne, l'irrationalité tend à prendre le pouvoir, comme le montre l'essor sans précédent des astrologues, cartomanciens, et sectes de tout poil. La raison principale de cette dérive est qu'au nom d'une spécialisation nécessaire et toujours exigeante, les scientifiques se sont isolés et ont laissé la science s'abstraire de la culture générale. Or, il n'y a pas d'avenir pour un savoir humain, quel qu'il soit, en dehors de la culture, et il ne saurait être de culture dans le monde d'aujourd'hui qui tienne la science à distance. »

« Dans un monde que la rationalité façonne, l’irrationalité tend à prendre le pouvoir, comme le montre l’essor sans précédent des astrologues, cartomanciens, et sectes de tout poil. La raison principale de cette dérive est qu’au nom d’une spécialisation nécessaire et toujours exigeante, les scientifiques se sont isolés et ont laissé la science s’abstraire de la culture générale. Or, il n’y a pas d’avenir pour un savoir humain, quel qu’il soit, en dehors de la culture, et il ne saurait être de culture dans le monde d’aujourd’hui qui tienne la science à distance. »
La face cachée de la généralisation du BAC Pro en 3 ans et la suppression des BEP


L'entreprise de démantèlement du Service Public français par la droite au pouvoir se poursuit... Après avoir mis à mal, l'audio-visuel public,La Poste, le service public de l'emploi, de l'eau, EDF-GDF, la SNCF, le service public des impôts.... C'est au tour de Xavier DARCOS, Ministre de l'éducation

Subitement et sans concertation aucune, Xavier DARCOS a décidé la généralisation du Bac Pro en 3 ans au lieu de 4 et la suppression des BEP alors qu'une telle décision ne peut que bouleverser toute la formation professionnelle par voie scolaire ou par apprentissage.

Cette gifle donnée à toute la communauté éducative, élèves, parents, professeurs.... est inacceptable et mérite un zéro de conduite.

Elle est inacceptable dans la forme : en application de la Loi, la carte des formations professionnelles doit être arrêtée en commun par l'Etat et les Régions. A ce jour, aucune Région n'a été consultée. C'est en plus sans compter que les Régions devront assurer l'évolution des équipements suite à la modification des référentiels, et que le nombre d'élèves va se modifier ce qui influera sur tous nos projets de construction et rénovation. Ce mépris des collectivités est inacceptable.

Elle est inacceptable sur le fond et c'est sans doute le plus grave et le plus inquiétant. Elle prépare une refonte complète de notre système éducatif. Nous serions naïfs de croire que les profonds changements en perspective seront faits pour le bien de notre jeunesse ! Faire en 3 ans ce que l'on faisait en 4 dans des classes surchargées et en supprimant les classes passerelles n'aura comme conséquences que plus d'exclusion, plus d'échec scolaire et de sorties sans qualification, pour nos enfants les plus fragiles mais aussi la suppression de 8800 emplois d'enseignants dans le second degré pour 2008 et 20000 emplois par an pendant les 4 années suivantes. Voilà le véritable objectif de ce gouvernement : supprimer des postes en faisant fi des véritables besoins dans notre Société. Rien qu'en Rhône-Alpes, ce sont par an 4600 jeunes qui sortent du système éducatif sans qualification et 32000 qui sont inscrits dans les fichiers de l'ANPE et des Missions locales. Là où il y a urgence à traiter une triste réalité, le gouvernement continue de saboter tout espoir d'un avenir meilleur !!! La semaine prochaine alors que sera proposé au vote de l'Assemblée Plénière du Conseil Régional une délibération pour lutter contre le décrochage scolaire, l'entreprise sournoise de démantèlement de nos acquis dans ce pays se poursuit. Mais, ne nous trompons pas, ce qu'ils veulent c'est un changement important de notre système éducatif pour un changement profond de notre Société, une société avec une élite de plus en plus réduite en capacité de gérer les affaires du pays et des cohortes de gens formés au minimum, exploitables et corvéables à merci.

Par Marie-France Vieux-Marcaud, Vice Présidente déléguée aux formations initiales

CCl: plus d'échecs, moin de poursuites d'études vers un BAC STI ou réorientation possible, tres peut de possibilité pour ces enfants de s'orienter sur un BTS
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 16 février 2008 06:23

142

142

# Posté le jeudi 31 janvier 2008 16:09

The age of the Captain

The age of the Captain
"Sur un bateau, il y a 26 moutons et 10 chèvres. Quel est l'âge du capitaine ?"


En quoi l'enseignement actuel des mathématiques pose-t-il problème selon vous ?

L'expérience dite de "l'âge du capitaine", qui a donné son titre à l'un de mes livres, répond bien à votre question. A l'initiative de l'Irem de Grenoble, le problème suivant a été proposé à 97 élèves de CE1 et CE2 : "sur un bateau, il y a 26 moutons et 10 chèvres. Quel est l'âge du capitaine ?" Sur ces 97 élèves, 76 ont donné une réponse en utilisant les nombres figurant dans l'énoncé : 26 ans ou 10 ans ! En fait, les élèves répondent à des problèmes en ajoutant des francs aux litres ou des personnes à des pommes. En quelques mois d'école, ils renoncent au sens et considèrent qu'ils n'ont pas besoin de comprendre. S'ils arrivent à 3 = 4, où est le souci puisque le sens n'est pas leur affaire, mais celle de l'enseignant ? Et, en effet, on leur demande surtout d'observer et de reproduire, pas de comprendre. C'est un enseignement archaïque.

Comment expliquez-vous cela ?


Tout vient de ce que l'école primaire ne prépare pas les élèves aux études secondaires. L'introduction des maths modernes, au c½ur des années 70, visait à abolir les coupures entre école, collège, lycée et université par une unification des méthodes et des concepts. La tentative a échoué. On ne parle certes plus du titre des mélanges de vins ou des alliages, ou de rentiers qui escomptent des billets à ordre, ce que plus personne ne comprend, mais si les illustrations se sont adaptées à notre temps, l'esprit et la manière de procéder sont inchangés. A l'opposé de cet enseignement archaïque, le courant moderniste propose des problèmes aux énoncés incohérents ou qui demandent de retrouver l'énoncé à partir des réponses. Ou encore on leur propose de "diagnostiquer" si le texte suivant est ou non un énoncé de problème : "Marie a 7 ans, son petit frère pèse 2 kilos de plus qu'elle et il possède 15 euros dans sa tirelire". J'avoue trouver cela débilitant...

Selon vous, quelle est la priorité pour résoudre ces dysfonctionnements ?

Il faut commencer par donner du sens aux mots, c'est-à-dire enseigner les maths comme une langue vivante et ne plus confondre opération et calcul, chiffre et nombre, "5 multiplié par 3" et "5 fois 3"... Faire des maths, c'est apprendre à mettre en ½uvre des méthodes pour résoudre des problèmes. Il faut tâtonner, mettre les mains dans le pétrin. Mais vous devez d'abord savoir ce qu'est une hauteur, une perpendiculaire. Si vous faites cela, ensuite, vous n'imaginez pas tout ce dont les enfants sont capables. Lors du travail que j'ai mené avec des classes de CP et de CE11, nous avons obtenu des résultats incroyables. En fin de CP, ils pouvaient lire et écrire les nombres jusqu'au milliard ! Ils savaient également décrire le monde extérieur grâce aux deux opérations de base que sont, selon moi, l'addition et la multiplication. Prenons un exemple : si la classe se composait de 3 tables de 4 élèves, de 2 tables de 5 élèves et de l'institutrice, ils pouvaient décrire l'organisation du nombre de personnes sous la forme : 3x4 + 2x5 + 1 et énoncer 3 fois 4 plus 2 fois 5 plus 1. Là, vous vous dites que c'est gagné du point de vue du sens et qu'il sera toujours temps de veiller à l'effectuation et à la justesse des calculs plus tard. Ce ne sont donc pas les enfants qui sont en difficulté, c'est le système qui est inadapté.

Vous remettez également en cause l'usage des notes et le rapport à l'erreur.

Parents et enseignants ont oublié ce que c'était que de ne pas savoir. Or, les erreurs répondent toujours à des logiques sous-jacentes, pas à des insuffisances. Il faut donc en identifier les causes, tout de suite, et chercher à savoir ce que l'enfant a compris, lui demander à quoi il a pensé. Enseigner, c'est instaurer un échange entre professeur et élèves. Ensuite, après trois ou quatre allers-retours de sens, on peut mettre une note. Sinon, elle ne veut rien dire. Quand un élève a la moyenne, tout le monde est rassuré. Pourtant, qu'est-ce que cela signifie ? Qu'il a eu bon une fois et qu'il s'est trompé la fois suivante. Ça ne veut absolument pas dire qu'il a compris. Et si l'exercice n'a pas de sens pour l'élève, le noter n'en a pas davantage.

Propos recueillis par Patrick Lallemant

# Posté le mardi 29 janvier 2008 17:21

Modifié le samedi 04 avril 2009 10:17

Le jeu de la vie.

Le jeu de la vie.
" Seules les lois physiques facile à exprimer avec le formalisme mathématique pouvait etre repérées."

# Posté le dimanche 20 janvier 2008 16:19

Modifié le dimanche 20 janvier 2008 17:10

" Par ce que la vie a du chien ! "

" Par ce que la vie a du chien ! "
Exercice n°2 :
Besoins énergétiques d'un étudiant.

1.
Evaluer les besoins énergétiques ( b.e.) journaliers d'un lycéen sachant qu'il:

- dort pendant 8 heures ( b.e. = 295 kJ.h-1) ;

- est assis pendant 8 heures ( b.e. = 420 kJ.h-1) ;

- marche pendant 4 heures ( b.e. = 925 kJ.h-1) ;

- court pendant 1 heure ( b.e. = 2520 kJ.h-1) ;

- est debout pendant 3 heures ( b.e. = 465 kJ.h-1).

2.
Combien de biscottes doit-il consommer, au moins, sachant qu'une biscotte apporte 255 kJ ?

3.
Sa course l'amène du pied de la butte de Montmartre au sommet. Pendant cet effort particulier, sous quelles formes est convertie l'énergie chimique fournie aux muscles au cours de la digestion ?

# Posté le mardi 01 janvier 2008 20:20