43.200 ways to say thank you

43.200 ways to say thank you
Un peu de théorie

Voilà une question qui revient souvent, avec en sous entendu : Comment faire pour que le lacet ne se défasse pas ? Comment faire pour ne pas avoir mal aux pieds ? Combien y a-t-il de façons différentes de lacer ses chaussures ? ...
Heureusement pour nous, le professeur Burkhard Polster, de l'université de Monash (Etat de Victoria, sud-est de l'Australie) s'est penché sur la question. Il a recensé 43.200 façons de nouer ses lacets de façon efficace sur des chaussures ayant deux rangées de six oeillets. La plupart de ces possibilités de laçage étant inesthétiques.
Merci monsieur Polster !
J'ai ainsi appris que je nouais mes chaussures avec la technique du zig-zag américain. Mais que la technique la plus efficace de laçage et la plus économe en longueur de lacet est le "noeud papillon". Passionnant, non ?

[ ici ] ou [ici]

# Posté le samedi 03 mai 2008 08:29

Modifié le samedi 04 avril 2009 10:15

god save John Johnson

god save John Johnson
Remember, remember the fifth of November,
Gunpowder Treason and Plot,
I see no reason why the gunpowder treason
should ever be forgot.


Guy Fawkes, Guy Fawkes,'twas his intent
To blow up the King and the Parliament.
Three score barrels of powder below,
Poor old England to overthrow:
By God's providence he was catch'd
With a dark lantern and burning match.

Holloa boys, holloa boys, make the bells ring.
Holloa boys, holloa boys, God save the King!
Hip hip hoorah!

[...]


Les peuples ne devraient pas craindre leur gouvernement, c'est le gouvernement qui devrait craindre le peuple... (c.f. Thomas Jefferson)
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# Posté le jeudi 24 avril 2008 17:58

Modifié le jeudi 24 avril 2008 18:11

8 millions

8 millions
"La problème de la soif dans le monde est rarement mis en avant dans les médias. Et pourtant... Une campagne de pub destinée à nous sensibiliser à ce sujet a fait très fort.

Les images sont parlantes, elles sont là pour mettre en avant ce chiffre impressionant et alarmant de 8 millions de personnes dans le monde, qui meurent chaque année d'avoir bu de l'eau non potable."




[ détail ici ]
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# Posté le samedi 05 avril 2008 08:49

My 68 schools

My 68 schools
En grève

Un professeur certifié donne 18 heures de cours par semaine. Cela semble bien peu pour ceux qui ne savent pas ce que c'est que d'être enseignant.
C'est beaucoup.
Si vous n'êtes pas professeur, si vous n'avez pas de proche qui exerce ce métier, vous êtes tenté de croire que tout se résume à ces 18 heures. C'est loin d'être le cas. Le législateur a estimé qu'une heure de cours équivalait à une heure de préparation, soient 36 heures par semaine.
On se rapproche de la vérité.
Lorsque je ne fais pas cours, je prépare mes cours, bien sûr, mais il me faut aussi, corriger les copies, lire beaucoup, aller à des réunions pédagogiques de classe ou de discipline, préparer et assister à des conseils, remplir des bulletins, rencontrer les parents, rencontrer les élèves, discuter avec mes collègues, élaborer des projets et les mettre en place, faire des photocopies, des montages, aller à l'administration remplir divers papiers, discuter avec les CPE, aller voir l'assistante sociale ou l'infirmière, remplir des fiches de suivi individuel, dialoguer avec tel ou tel élève pour essayer de l'aider, acheter des fournitures pour ceux qui n'en ont pas (mais oui...), essayer de comprendre pourquoi certains ne réussissent pas et envisager des solutions de remédiation, mettre en place des groupes de besoin, retenir les élèves le soir pour les obliger à faire leurs devoirs, passer une demi-heure à convaincre un élève de chercher un balai pour nettoyer ce qu'il a sali, aller voir des élèves en stage, remplir des fiches de rapport de comportement, mettre des mots sur le carnet, s'assurer que le carnet a été signé par les parents, les contacter au besoin, faire le tour du quartier à la recherche du fugueur, passer au commissariat parfois, faire rattraper les cours à l'élève absent, collecter des pièces d'identité pour un voyage et faire le pied de grue à la préfecture pour avoir des autorisations de sortie du territoire, rencontrer des intervenants extérieurs pour mettre en place une activité théâtrale par exemple, passer des coups de fil pour organiser des sorties, envoyer des courriers pour demander de l'argent pour un voyage, trouver des sponsors, faire des bons de commande, comparer des devis, alerter le procureur de la république pour un cas de maltraitance, faire des réunions disciplinaires pour élaborer une progression commune, examiner les dizaines de manuels d'une classe pour élire le meilleur, participer à un concours d'écriture, accueillir les élèves du primaire, bosser avec le C.D.I. pour créer des expositions ou un spectacle, relire les poèmes des élèves, les corriger et encourager toujours, consoler, punir, écouter, aiguillonner, faire la morale, savoir se taire et même pleurer.
Tout ne peut être résumé à ces 18 heures, nous en faisons beaucoup plus. Et ce beaucoup plus ne peut pas être quantifié aussi facilement que cela. Il y a des semaines à 45 heures et des semaines à 30 heures aussi.
Un prof est toujours en train de travailler. Il promène ses cours et ses élèves dans sa tête. Il ne les laisse pas à l'entrée de la porte de chez lui en rentrant le soir. Il ne regarde plus le monde avec des yeux innocents, il cherche sans cesse ce qui va l'aider à faire un bon cours, l'exemple qui va toucher ses mômes dans l'actualité, le livre qui va leur redonner le goût de la lecture, une nouvelle manière d'enseigner la grammaire, un exercice amusant, une peinture qui fait rêver, un texte qui fait réfléchir... Tout est matière à enseigner. Tu es dans ta douche et soudain tu penses que ton cours de conjugaison ce n'est pas du tout comme ça qu'il faut le faire, tu as comme une illumination ! Des « eurêka », tu peux en avoir tous les jours, à n'importe quel moment ! Alors tu te précipites sur une feuille pour noter l'idée avant qu'elle ne s'envole et tu te rends compte qu'il va falloir recommencer ton cours ou ta séquence. Et tu le fais parce que, si tu as choisi ce métier, c'est parce que tu veux transmettre quelque chose à des enfants. Tu as envie que ce soit bien fait, tu n'es pas un simple caniche qui se contente de recracher ce qu'il y a dans des manuels fort mauvais le plus souvent.
Un prof est toujours en train de travailler. Ce temps-là, on ne peut pas le comptabiliser aussi facilement.
Et puis, il y a les profs hyper consciencieux, plus nombreux qu'on voudrait le croire tant il est facile de critiquer ce qu'on ne connaît pas, qui ne se contentent pas de tout ce dont je vous ai parlé auparavant, ceux qui culpabilisent parce que leurs élèves ne réussissent pas. Il leur faut à tout prix finir le programme, tirer tous les élèves vers le haut, n'en lâcher aucun en cours de route. Ils essaient de lutter contre les lacunes d'un système qui a nivelé vers le bas. Ils ont moins d'heures de cours pour aborder plus de notions, ils ne désarment pas. Quand leurs petits échouent aux examens, ils se remettent en cause, ils font la course aux innovations, ils tirent dans tous les sens. En vain. Elle est grande la tentation de tout laisser tomber... Ils ne laissent pas tomber. Parce qu'ils ne travaillent pas avec des numéros, des statistiques, des classes d'âge qu'il faut mener coûte que coûte vers le brevet ou le bac. Parce qu'ils travaillent pour des enfants.
Tout ne peut être résumé à ces dix-huit heures...
Aujourd'hui, je suis en grève alors que je sais très bien qu'une journée de grève ne sert à rien si ce n'est à m'amputer d'une journée de salaire, encore une fois.
Mais quel autre moyen m'est donné pour exprimer ma colère ?
Dans tous les établissements, des postes sont supprimés pour la prochaine rentrée. Les enseignants ne seront pas remplacés quand nous avons le même nombre d'élèves. Puisque tant de postes sont supprimés, il va donc falloir que les professeurs fassent des heures supplémentaires. Des personnels précaires vont être engagés, payés une misère, baladés d'un établissement à l'autre. Est-ce vraiment là un programme ambitieux ? Est-ce le meilleur moyen de consolider les équipes pédagogiques ? Est-ce... Vous savez bien que l'économie mène le monde et que l'école est une marchandise.
L'enseignement est bradé dans les ghettos, la suppression de la carte scolaire assure aux nantis que leurs enfants n'auront pas à souffrir de tout cela.
Quant aux professeurs qui refusent de faire des heures supplémentaires, une fois leur avoir fait la morale en leur disant « vous ne voulez pas travailler plus pour gagner plus, tant pis pour vous ! », on leur explique que s'ils ont des projets, s'ils souhaitent dédoubler leurs classes, s'ils souhaitent qu'une classe de faible niveau ait une ou plusieurs heures de plus, c'est possible : mais en heures supplémentaires.
Fin des projets. Fin des classes dédoublées. Vivent les horaires plancher.
18 heures c'est beaucoup. Si vous ne travaillez pas dans un collège comme le mien, je ne suis pas sûre que vous comprendrez ce que c'est que d'y faire 21 heures. C'est énorme. Je ne vous parle même pas des conséquences familiales, émotionnelles, de ceux qui se mettent soudain à déprimer, de ceux qu'il faudrait interner, de la fatigue immense et de la lassitude, des oreilles qui n'en peuvent plus de bourdonner des cris, du corps qui refuse d'avoir encore à séparer ou à éviter les coups... C'est énorme et c'est inacceptable si l'on veut exercer son métier consciencieusement.
Je refuse de brader l'éducation des enfants dont j'ai la charge.
Je sais très bien que si je dois assurer trop d'heures de cours je n'aurais pas le temps, ni l'énergie pour bien faire mon travail. Quelle importance pour le gouvernement ?...
Postes supprimés, profs en moins à payer, enfants gardés quand même.
Les profs de demain sont des baby-sitters de luxe.
Autant engager dès maintenant des animateurs.
Ce sera moins hypocrite et encore plus rentable.
Je ne veux pas travailler plus pour gagner plus.
Je ne peux pas travailler plus pour gagner plus.
C'est sans doute parce que j'ai encore un c½ur en état de marche.
Mais un prof avec un c½ur, c'est pas rentable et ça coûte cher.
Pour faire grandir la bidoche, pas besoin de profs.
Engageons des bouchers, la viande ira plus vite à l'abattoir.
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# Posté le lundi 31 mars 2008 16:02

Modifié le samedi 04 avril 2009 10:15

monologue ou jus de pomme

monologue ou jus de pomme
HAMLET. - Etre, ou ne pas être, c'est là la question. Y a-t-il plus de
noblesse d'âme à subir la fronde et les flèches de la fortune
outrageante, ou bien à s'armer contre une mer de douleurs et à l'arrêter
par une révolte ?. Mourir... dormir, rien de plus ;... et dire que par ce
sommeil nous mettons fin aux maux du coeur et aux mille tortures
naturelles qui sont le legs de la chair : c'est là un dénouement qu'on doit
souhaiter avec ferveur. Mourir... dormir, dormir ! peut-être rêver ! Oui, là
est l'embarras. Car quels rêves peut-il nous venir dans ce sommeil de la
mort, quand nous sommes débarrassés de l'étreinte de cette vie ?. Voilà
qui doit nous arrêter. C'est cette réflexion-là qui nous vaut la calamité
d'une si longue existence. Qui, en effet, voudrait supporter les
flagellations, et les dédains du monde, l'injure de l'oppresseur,
l'humiliation de la pauvreté, les angoisses de l'amour méprisé, les
lenteurs de la loi, l'insolence du pouvoir, et les rebuffades que le mérite
résigné reçoit d'hommes indignes, s'il pouvait en être quitte avec un
simple poinçon ?. Qui voudrait porter ces fardeaux, grogner et suer sous
une vie accablante, si la crainte de quelque chose après la mort, de cette
région inexplorée, d'où nul voyageur ne revient, ne troublait la volonté,
et ne nous faisait supporter les maux que nous avons par peur de nous
lancer dans ceux que nous ne connaissons pas ?. Ainsi la conscience fait
de nous tous des lâches ; ainsi les couleurs natives de la résolution
blêmissent sous les pâles reflets de la pensée ; ainsi les entreprises les
plus énergiques et les plus importantes se détournent de leur cours, à
cette idée, et perdent le nom d'action...

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# Posté le samedi 29 mars 2008 10:01

Modifié le samedi 29 mars 2008 10:15